Katmandou ! sur les chemins de Katmandou... (1)

Publié le par am phot'saone

Katmandou ! sur les chemins de Katmandou... (1)

Katmandou…

Depuis que ce livre erre sur les chemins de mes étagères à mes cartons pour atterrir sur une autre pile à lire, depuis au moins 20 ans que je l’héberge gratuitement, qu'il squatte mon chez moi, enfin arrive le moment où je lis les premiers mots.

Dès le premier chapitre, une jeune fille semblant fâchée avec son père se fait violer dans le brouillard. À peine à la quarantième page, deux viols sordides et deux meurtres horribles… deux jeunes partis à moto, puis à pieds de France pour… Katmandou et son marché de haschisch au prix d’une botte de persil. Ils étaient quatre mais deux sont partis en avion, les autres faute de moyen et de visa s’étant rabattus sur le voyage en moto, à l’aventure… Le « peace and love » n’était pas la destinée de tous, et les chemins semblent moins doux à vivre qu’à imaginer !

Si l’un des personnages du livre vogue sur son nuage, l’autre trouvera la mort… le paradis est si proche de l’enfer ?

« Jour après jour, Jane a senti la carapace de peur, d’égoïsme, d’interdictions, d’obligations, de rancunes, que son éducation et ses relations avec les autres humains avaient cimentés autour d’elle, se fendre, s’écailler, tomber, disparaître entièrement. Elle est délivrée, il lui semble qu’elle est née une deuxième fois, ou plutôt qu’elle vient seulement de naître, dans un monde où les êtres ne se font plus la guerre, mais se tendent les mains avec le sourire de l’amitié. »

Vers la vingtième page, quelques lignes sur la société à détruire… nous sommes en 1968… Alors que Patrick va partir construire des puits en Inde, Olivier lui… « parlait avec passion de ce qu’il fallait défaire, de ce qu’il fallait faire, de ce qu’il fallait construire, de ce qu’il fallait détruire, du monde injuste et absurde qu’il fallait raser, du monde nouveau que tous les hommes ensemble, ensuite, construiraient. »

(En aparté : Toute cette littérature d’une certaine époque, ou écrite par des hommes, laissent à penser que l’on peut violer les filles assez facilement, sans trop se poser de question… quand on y songe…

par contre je ne peux retirer à Barjavel sa capacité à parler d'amour dans le sens le plus romantique et chevaleresque qui soit... c'est peut être ça qui aura fait son succès pour "la nuit des temps" et ses fameux chemins... )

à suivre...

Katmandou ! sur les chemins de Katmandou... (1)

Publié dans Livres, Voyages, Société

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