Moi, Mathieu, 15 ans, "L'apprenti" dans le 2.5

Publié le par agnes m

l'apprenti
l'apprenti

Le film commence :
Un autocar sur une route sinueuse, un paysage….de rêve…et l'arrivée sur son lieu d'apprentissage de Mathieu, où il va vivre une partie de son année scolaire, au milieu des champs et des troupeaux : une ferme "à l'ancienne" dans une région préservée.

Il découvre une philosophie de la vie bien différente de ce que l'on apprend dans les manuels scolaires mais, sans doute, plus proche de ce qu'il aurait rêvé pour sa propre famille.

Samuel COLLARDEY, cinéaste, avec un budget minimaliste, bien loin du cinéma-business, a tourné son film avec des personnages et non des acteurs. C'est sans doute cela qui rend le film, à la limite du documentaire, et ses personnages à la fois si attachants et si proches.
 
L'histoire se passe dans un milieu bien défini, mais qu'il serait aisé à imaginer dans un autre milieu plus urbanisé, en tout cas pour ce qui concerne les sentiments et les désirs des jeunes (et leur "langueur monotone"). Mathieu, l'apprenti, n'est pas dupe que le monde où son stage le conduit n'est plus "actuel" mais il partage avec Paul, son maître de stage, ce que tout gamin rêverait de partager avec son père : des moments forts, des parties de luge inoubliables,…
 
Au fil de la pellicule, les souffrances de chacun se dévoilent.
MATHIEU, 15 ans, à l'âge où certains préfèrent les petits trafics ou les jeux vidéos, a lui choisit le plus beau métier du monde et le plus malmené. Durant son apprentissage, des liens se tissent, il apprend avec son maître de stage, Paul, un homme qui en a vu d'autres, ce qui ne s'apprend pas dans une salle de classe.
 
Le réalisateur, Samuel COLLARDEY, arrive à la ferme avec tout son matériel de cinéma. Pas de répétitions, on discute de la scène et on se lance. La ferme continue à tourner et la caméra doit s'adapter. Tout est criant de vérité, les personnages touchant, la nature omniprésente.
 
La caméra suit Mathieu et ses difficultés à gérer le troupeau, ses parties de rigolades avec les volailles. Nous nous retrouvons au café avec lui et ses camarades, à délirer dans les couloirs de l'internat, ou au bord de la piscine,…On rit dans la salle du cinéma, peut-être parce que certaines situations nous rappellent des souvenirs…
 
"Eux font du lait, moi je fais des films. Il est donc important pour moi qu'ils se reconnaissent dans mes films, que ceux-ci leur soient fidèles et accessibles." Samuel Collardey, réalisateur.
 
Mais que ferons nous quand tous les gens comme Paul auront disparus ?
L'APPRENTI – France 2008 – 1h25, couleur, 35mm.
 
Festivals et prix :
- prix de la semaine internationale de la critique à la Mostra de Venise, 2008
- Bayard d'or de la meilleure première œuvre et Prix spécial du Jury au Festival international du film francophone de Namur, Belgique, 2008
- Festival du Nouveau Cinéma de Montréal.
 
Ce film est soutenu par les Ecrans Salamandre, association régionale de Franche Comté. Cinéma différent et novateur.
 
 
***************************
 
- Vendredi 5 décembre à 20h15 au Ciné 104 à Pantin
- Samedi 6 décembre à 20h30 au cinéma Espace Saint-Michel à Maiche
- Dimanche 7 décembre à 18h au cinéma l’Atalante à Morteau
- Lundi 8 décembre à 20h30 au cinéma Le Palace à Lons-le-Saunier
- Mardi 9 décembre à 20h45 au cinéma l'Atalante à Bayonne
- Lundi 12 janvier au cinéma Espace Méliès à Lure
 
Avant-première et projection spéciale sans Samuel Collardey :
 
- Samedi 13 décembre à Matour en présence de Pascal Chantier, photographe de plateau.

 

Commenter cet article