Défense de la nature, non non rien n'a changé...

Publié le par am phot'saône

Défense de la nature, non non rien n'a changé...

Comme le chantait le groupe Les Poppys, il y a… fort fort longtemps, on pourrait malheureusement chanter nous aussi : non, non rien a changé. Ainsi que l’on peut le constater à la lecture de cet article, que je vous recopie :

Remarquons que dès la première phrase, on note que justement, si c’est encore d’actualités en 2016, ce n’était déjà pas « nouveau » en 1965 !!!

Article paru dans Le Pèlerin le 26 décembre 1965

Défense de la nature
Hélas ! ce n’est pas nouveau et cela dure…
Sous de fallacieux prétextes tel celui –soi-disant- d’utilité publique, on coupe, on rogne sans discernement et l’on remplace nos arbres par des poteaux de ciment de du barbelé. On accuse les feuilles de faire déraper les voitures, conduites par les fous du volant, en oubliant d’y ajouter les papiers gras, les peaux d’oranges, de bananes, etc.
Place, s’il vous plaît…, du large pour la voiture ! Peu importe où iront nicher nos précieux amis emplumés. Que nos terres arables, nos herbages, nos chemins soient massacrés, que nous soyons intoxiqués par les gaz d’échappement, ou rendus inconscients par les bruits intempestifs, il faut de la place, de plus en plus de place pour… la voiture ! Nous en sommes là. Bientôt nous dirons : « vous souvenez-vous de ces beaux frênes, sous lesquels nous allions nous asseoir, jouer aux cartes ou tricoter ? Chaque automne, nous ramassions ses feuilles mortifiées, à coups de brouette, pour « chausser » les légumes du jardin en prévision des gelées, et que de choses encore…
Tout le monde sait que l’écorce du frêne renferme du tanin et que son bois souple et résistant trouvera toujours un large emploi dans la menuiserie et l’ébénisterie. Mais il faut un demi-siècle pour faire un beau frêne et un quart d’heure suffit aujourd’hui pour lui sectionner le pied avec la tronçonneuse…
Je relève pour vous cet avertissement paru, il y a quelques années, dans Rivières et Forêts :
« Il faut que la terre reste fertile et l’air respirable. A la base de ce truisme, il y a l’arbre. L’arbre qui donne l’oxygène, qui arrête le vent, qui divise les eaux, qui maintient la terre et la refait avec ses feuilles. L’arbre qui protège l’homme et l’animal. L’arbre tutélaire qui équilibre la vie. »
Et je me permets d’ajouter ce vieux proverbe arabe plein de sagesse : « Celui qui a planté un arbre n’est pas passé inutilement sur la terre. ».
Jean SAUNIER
 
Défense de la nature. On sabote... article Le Pélerin 26 décembre 1965
Défense de la nature. On sabote... article Le Pélerin 26 décembre 1965

Défense de la nature. On sabote... article Le Pélerin 26 décembre 1965

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Petite Jeanne 25/03/2016 10:12

Je viens te souhaiter une bon week end Pascal...
Le mien sera de rester au chaud, j'ai une grippe carabinée.
Bises