2°) des bords de Loue ---> la légende de la Loue

Publié le par am phot'saône

Madame BAVEREL dans son roman nous raconte la légende de la Loue. Parfois les versions varient, selon l'auteur, selon le village même d'où elle se narre...

mais... voici sa version, dans son roman "Mathieu des bords de Loue"

Page 79 la légende de la Loue

Son nom La Loue est né d’une histoire d’amour profonde et tragique. Il y a longtemps, alors que les humains chassés petit à petit des plaines montaient vers les montagnes, à la recherche des terres à défricher, quand les forêts immenses n’abritaient que quelques familles courageuses, quand l’eau la plus grande force du monde ne savait que se laisser tomber en démolissant tout pour s’étendre encore et toujours sans jamais remonter enjamber les montagnes les fendre au besoin, s’endormait en créant un lac, ou utilisait la moindre pente, la moindre fissure pour aller inonder une autre terre d’où les ruisseaux, les rivières, les vallées…, des hordes de loups, pour survivre, s’étaient organisées et se choisirent un maître, un chef, un roi. Dans les forêts des hauts plateaux de la montagne du Jura, régnait un roi incontesté, un loup énorme,  fourrure grise, aux yeux foudroyants. Il était le roi de la plaine de Pontarlier et de tout le long de la rivière qu’on appelle maintenant le Doubs mais qui, autrefois, n’avait pas de nom. Le beau loup avait fondé une famille avec la plus belle louve de la région, d’où naquirent une petite louve et deux louveteaux. Ils avaient choisi leur tanière. C’était une grotte forée par les pluies et une source coulait des roches qui l’entouraient. Ils vivaient heureux. Une nuit d’hiver, alors que le grand loup était à la chasse, une tempête se leva avec un orage effrayant, un vrai cataclysme. La pluie tombait sans arrêt, tout s’effondrait emmené par les eaux. La foudre s’abattait partout. Le Doubs, la grosse rivière roulait ses flots boueux. Le roi loup revint plus tôt de la chasse, car il avait vu le déchaînement, courut vers sa tanière, mais plus rien. Il fouilla, remua derrière les rochers se meurtrissant pattes et nez, hurlant sans arrêt : « Louve, où es-tu ? Louve, où es-tu ? Lou… ou… ou… » Il finit, au petit jour, par découvrir coincés entre deux roches, sa fille louve et les deux louveteaux, mais de la louve, pas la moindre trace. Il flairait chaque sapin et l’écho des hurlements de détresse lui renvoyait le cri : « Louve, où es-tu ? Louve, où es-tu ? Lou… ou… ou… ». On sentait que ce loup et sa louve étaient étroitement unis. Et le grand loup, finalement, avait retrouvé la trace, le cadavre de sa louve que les fourmis avaient commencé de manger au bord de l’eau. Dans une nuit de gémissement, le loup s’effondra près de sa compagne figée par la mort, au bord de la rivière. Pendant ce temps, le grand magicien Skarassus et la fée Klarine avaient recueilli la petite louve et ses deux frères. Ils l’appelèrent Louvette, et plus tard les habitants de la région appelèrent ce gros ruisseau qui descendait de la montagne La Loue ; quant aux deux louveteaux, le magicien en fit de l’un Le Lison et de l’autre La Brème.

- Ulysse, elle est belle, ta légende.

- allons, cette fois buvons un coup. Tu dois avoir la bouche sèche.

On boit le vin de la vigne accompagné de quelques croquets.

2°) des bords de Loue ---> la légende de la Loue

il n'est pas dit en fin du livre, dans le lexique, ce que sont les "croquets" !

je doute qu'ils aient un rapport avec cette société, l'entreprise «Viennoiserie Annécienne», (http://www.lecroquet.com/)qui trouva plus simple de faire des biscuits que des sandwiches... "La société est alors rebaptisée « Le Croquet », du nom du biscuit croquant aux amandes et aux noisettes. " Mais l'idée est là certainement, dans le biscuit croquant.

à ne pas confondre avec le croquet, sport bien romantique... mais que l'on n'imagine guère, en ce temps-là, dans la société du bord de Loue...

Mais voici une recette trouvée sur internet
(oui, après une belle histoire, il faut penser à grignoter !)
INGRÉDIENTS:
8 oeufs
1 verre 1/2 Sucre
2 Verre d´huile neutre
2 sachet de sucre vanille
2 sachets de levure chimique
1 pincé de sel
Farine pour ramasser
1 C à thé de café soluble
Raisin secs facultatifs
 
PRÉPARATION:
Bien battre au fouet ou bien au batteur : 6 œufs + 2 blancs (réserves les jaunes) avec le sucre, l´huile, le sucre vanille, ajoutez un peu de farine avec la levure, le tout tamisé, continuer à ajoutez la farine, jusqu´à obtenir une pâte assez molle, huilé largement vos mains et travaillez la pâte en boudin (avec la moitié des mesures vous pouvez obtenir 2 à 3 boudins), l´aplatir en un long rectangle mais pas trop épais.
Dorez le avec les jaunes d´oeufs mélangés avec le café soluble, et saupoudrez de sucre par dessus .
Faites cuire 15 mn dans un four préchauffé à 180º, sortir du four coupez le boudin en forme de croquet et enfourné le à nouveau, dès qu´il est bien doré par dessus ,sortez le du four, laissez refroidir et dégustez le avec un bon café au lait .
Vous pouvez ajouter à votre pâte à croquets : des raisins secs, des fruits confits ou bien même des fruits secs tel que les amandes entières.
Bonne Réalisation !
 
croquets rayon délice

croquets rayon délice

après cela, je vous livrerai un jour la légende du Val d'Amour...

mais revenons à notre Loue, la vraie, la tumultueuse...

page 11 la Loue

Depuis sa source, elle a un cours très varié, coule dans une vallée impressionnante par sa gigantesque profondeur au paysage tourmenté fait de gorges, de falaises tombant parfois à pic jusqu’au pied de l’eau. Dans ce coin de Loue, on est frappé par les falaises parfois dénudées. Si on continue le chemin, on aperçoit, pas très loin du pont de Chatillon, la cheminée des fées : deux falaises qui descendent au bord de Loue, droites et très rapprochées l’une de l’autre, et un peu plus loin, le saut de la pucelle, des rochers superposés formant des cascades merveilleuses par les grandes eaux. Ce nom a une histoire : pendant la guerre de Trente Ans sous Louis XIII, à la période suédoise, une jeune fille fut poursuivie par une bande de soldats et pour échapper à leurs mains, se jeta du haut de la falaise, elle mourut assommée. Les colonnes calcaires sont tantôt lissées par l’érosion, tantôt recouvertes de plantes grimpantes, d’arbrisseaux, de buis. La Loue, parfois s’encaisse, laissant aux hommes peu de place pour planter leurs maisons. Sa couleur est bleu-vert émeraude par beau temps, sale boueuse quand le temps est aux intempéries. Capricieuse avec ses crues soudaines et dangereuses, elle ressemble à une femme endiablée…

Le point de vue que les randonneurs apprécient, c’est en aval du pont de Chatillon. La Loue vient se cogner sur les vieilles arches du pont, reprend le large, douce, coulant tranquillement en s’éloignant, prend le contour, s’étale comme l’artiste pose sa couleur sans bavure sur sa feuille blanche, continue sa course ; ses rives sont par-ci, par-là bordées de nombreux arbres et arbustes : peupliers, noisetiers, aubépines, saules, buis, joncs. Cette végétation avec les falaises nues, se reflètent dans l’eau et donnent un spectacle poétique et tourmenté. C’est un joli coin de paradis idéal pour réfléchir, se reposer l’esprit.

La Loue à Quingey, Doubs.

La Loue à Quingey, Doubs.

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Petite Jeanne 20/05/2016 13:21

Magnifique cette légende!
Bon week end à tous.

am phot'saône 24/05/2016 16:35

oui t'a vu!

(pfff, je comprendrai jamais rien à cet overblog pour les commentaires ;)