L’or de Velleminfroy…

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Grande source minérale Velleminfroy - Haute-Saône

Grande source minérale Velleminfroy - Haute-Saône

L’or ! l’or ! de l’or !!! on se croirait parfois revenu au temps du far-west et de la ruée vers ce précieux métal, mais voilà qu’il se transforme en eau à Velleminfroy.
Pour ceux qui ont lu le livre sur l’histoire de cette eau miraculeuse qui n’a pourtant, semble-t-il, guère porté santé à ces exploitants, j’imagine un sourire sur leurs lèvres…
Enfin, ne soyons pas négatifs…
Charles Quint lui-même aimait s'en abreuver paraît-il.
A nouveau le site revit depuis une dizaine d’années, il s’y passe des choses ! On y boit toujours de l’eau quand on y est autorisé, on y découvre un joli site retiré des routes, on y admire des traces de l’histoire de cette fameuse Vel’minfroy !! Cette eau qui conquit les meilleurs zincs fut un temps. Est-elle thermale ? Est-elle minérale ? Est-elle médicinale comme certains se sont évertués à le prouver ?
En tout cas la voici à nouveau (re)devenue commerciale. Elle se vendrait selon les sources (sans jeu de mot) vers les 2 euros le litre. On l’a mise dans une bouteille qui fait souvenir à une Eau Précieuse que les moins de vingt ans ne connaissent peut être plus.
Mais laissons-la nos pensées, et laissons la place aux articles de presse glanés de ci de là.
Voici une source créatrice d’emploi dans un lieu qui en a bien besoin. Voici la « ressource vitale naturelle limitée, l’Or bleu ».
C’est « Made in Haute-Saône », c’est une source, un restaurant « Le Paradis Vert », c’est un musée, c’est un bar, ce sont deux sites. Le site naturel, la source, le site industriel, l’Espace Renaissance avec salon de dégustation, espace sensoriel mais surtout chaîne d’embouteillage. Direction ? L’Orient !!!
L'Or bleu de Velleminfroy mis en bouteille - Article Haute-Saône Magazine été 2016L'Or bleu de Velleminfroy mis en bouteille - Article Haute-Saône Magazine été 2016
L'Or bleu de Velleminfroy mis en bouteille - Article Haute-Saône Magazine été 2016L'Or bleu de Velleminfroy mis en bouteille - Article Haute-Saône Magazine été 2016

L'Or bleu de Velleminfroy mis en bouteille - Article Haute-Saône Magazine été 2016

P.S. : ceux qui ont volé l’Enfant au dauphin et les anciennes grilles en fer forgé du bâtiment d’accès à la source sont priés de les rapporter afin de redonner son cachet d’antan au lieu.

P.S.2: lien vers le site de l'eau de Velleminfroy, le livre.

P.S.3: pour d'autres articles sur l'eau, tapez "thermale" dans la case "rechercher".

Le livre historique et les projets d'avenir...Le livre historique et les projets d'avenir...

Le livre historique et les projets d'avenir...

Mémo, un article paru en 2015 dans l'Est Républicain - internet

Article EST REPUBLICAIN du 12/05/2015
À VELLEMINFROY (70), L’USINE D’EMBOUTEILLAGES DE L’EAU DE LA SOURCE SORT DE TERRE
À Velleminfroy, l’usine d’embouteillages de l’eau de la source sort de terre. Les premiers flacons seront commercialisés en mars 2016.
Dix ans. Une décennie que Paul Poulaillon attendait ce moment. Celui de voir sortir de terre, un bâtiment où sera mise en bouteille l’eau de sa source de Velleminfroy dont il fit l’acquisition 66.000€ lors d’une vente aux enchères en 2004. Avec cette construction érigée en bordure de la RN19 au hameau de Château Grenouille, entre Lure et Vesoul, l’eau devrait couler à flot en décembre « pour des essais » avant la commercialisation des premières bouteilles en mars 2016. Enfin, « si on a l’agrément. Car on est toujours dans l’attente de cet agrément qui devrait nous être certifié avec le bâtiment », glisse Paul Poulaillon. « C’est un sacré pari, car on n’est pas sûr d’avoir le sésame. Heureusement que les banques ont compris. Car on part de zéro », souffle-t-il. S’empressant d’ajouter que s’il ne s’était pas fait un nom dans la boulangerie avec son invention de la moricette il est persuadé que les banques seraient restées frileuses. « Aujourd’hui toute nouvelle entreprise qui veut se créer c’est impossible en France à moins d’aller s’installer ailleurs. On parle de relance, mais les aides, c’est du rêve ! », claque-t-il.
Une eau vendue essentiellement à l’export
Avant de revenir à son rêve. La commercialisation de l’eau de Velleminfroy, affichant toujours un taux de minéralisation record (3,15 g/l). Auparavant il faut terminer l’usine où bientôt « l’eau de soin, de bien-être et de plaisir » sera mise en bouteille. Avec une production d’un million de flacons par mois. « Une eau à la pureté rare qui sera vendue chère essentiellement à l’export. Des contacts sont déjà très avancés avec la Chine. Un pays qui achète énormément d’eau où l’on aurait même déjà pu signer des contrats. On est en pourparlers avec des partenaires à Dubaï, au Koweït… ». Paul Poulaillon vise également un lancement de cette eau par le relationnel et via son réseau de boulangeries Poulaillon (on dénombre aujourd’hui trente-cinq magasins dont la plupart sont concentrés en Alsace. D’autres vont essaimer l’hexagone). « L’eau et la boulangerie est un très beau mariage, qualitatif. L’eau va porter la boulangerie Poulaillon et vice-versa. »
Un site touristique
Paul Poulaillon consacre un investissement de quelque 6 M€ dans ce projet, avec à la clé « une vingtaine d’emplois créés dans les deux ans ». Dans ce bâtiment de 3.000 m2 érigé sur une parcelle de deux hectares devrait être achevé en juillet-août. « Les machines devraient arriver vers le mois de septembre et les premiers essais sont prévus pour le mois de décembre. » Outre un concept de machinerie entièrement automatique, « les bouteilles seront soufflées sur place ». Un espace sera également réservé à un showroom avec salon de dégustation de l’eau, et une salle de conférence pouvant accueillir une soixantaine de personnes. Car Paul Poulaillon a bien l’intention d’organiser des séminaires pour éduquer petits et grands à la préservation des ressources en eau. « Et faire de ce site un lieu touristique. Avec démonstration de mise en bouteilles, visite de la source, son musée, son restaurant. »
Velleminfroy est sur le point de retrouver sa notoriété, comme en 1859. Époque où des curistes affluaient de toute l’Europe et l’eau était exportée jusqu’en Indochine.
Après la boulangerie, Paul Poulaillon pourrait bien se construire un second empire avec l’eau de sa source.
Ch.L. 

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