Les colonnes du Ciel, Bernard Clavel - 2. La lumière du lac

Publié le par am phot'saône

Tome II – La lumière du lac   (édition J'ai Lu 1992)

Pierre, Marie et quelques autres sont parvenus dans le canton de Vaud après un long voyage pénible et dangereux sur les routes gelées et dans la froidure d’un hiver rigoureux. Ils ont laissés les membres du groupe sur le chemin, la mort est omniprésente.

La Suisse pourras-t-elle accueillir tous les migrants comtois ? Laissera-t-elle arriver sur ces terres ces gens de l’autre côté du Jura, soupçonnés d’être porteur de peste ? Pourras-t-elle nourrir tous ces gens amaigris, blessés, meurtris dans leur chair ?

Heureusement, ils ont rencontré Bisontin-la-vertu. Lui, il saura faire le nécessaire.

Les mots du tome II :

P 10 : « La joie, pour Bisontin, c’était de marcher. Après tant de journées interminables vécues dans l’éternelle pénombre des grands sapins, il retrouvait cette soif de route qu’il avait connue dans ses premières années de vie errante. Sa canne de compagnon et sa malle-aux-quatre-nœuds se trouvaient dans la voiture, mais il marchait tout de même. »

la malle-aux-quatre-nœuds ? : Tissu ou grand mouchoir noué par quatre nœuds et passé dans un bâton : la valise du Compagnon !

P 43 : des fraises de forêt ou des mûrons : le fruit du murier, de la ronce.

P 89 : ziguier ?? un fromage suisse ? voici la phrase : « C’était le temps de la joie. Le lendemain matin, la descente avait commencé avec une première halte à Saint-Cergues où seul un fromager, un peu bourru mais pas mauvais bougre, avait accepté de leur vendre du ziguier, de la tomme douce et deux miches de pays. Le pays de Vaud avait vu défiler tant de réfugiés bourguignons que son cœur semblait s’être durci. »

P 135 : agglon ?? terme de forestier ? comme agglos ? fagots ?

Dans cette phrase « Un jour qu’ils étaient tous à ébrancher et à mettre en agglon un large pan de taillis abattu la veille, elle s’approcha du compagnon qui comprit qu’elle avait quelque chose à lui demander. … - en prenant, par les bois, la Vieille-Loye, ça peut être à combien d’ici ? »

P 166 : trinqueballe attelage pour débarder en forêt, selon les régions.

Ce mot est également écrit triqueballe dans ce blog :

http://www.attelage-patrimoine.com/2014/06/trinqueballe-et-logging-wheels.html#ob-comment-ob-comment-89639396

«Trinqueballe et logging wheels
Les descriptions des outils ou voitures à traction animale font souvent abstraction de leur cadre d’utilisation. Or, la connaissance de l’environnement de l’utilisation d’un outil est un élément essentiel dans la compréhension de son fonctionnement et de son évolution.
Donc, avant de vous présenter les diverses évolutions de l’outil de transport de charge lourde (et en particulier de grumes) qu’est le trinqueballe, nous vous proposons de visualiser ces temps anciens où tronçonneuses et machines à déforester n’avaient pas leur place. Ce film, qui donne une idée des dures conditions de travail des hommes et des chevaux, montre cependant une situation où les conditions techniques étaient les plus aisées. En effet, la présence de neige facilitait l’utilisation des techniques de traînage direct des troncs et aussi le portage par traîneaux, plus faciles à charger que de hautes charrettes. »

Film de 1915 sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xgcxfi_debardage-avec-chevaux-canada-1915_animals

« Suivant les régions et les configurations des terrains, les modèles de roues sont divers et certains modèles peuvent être immenses comme dans ce tableau de Claude Monet en 1864 »

Claude Monet 1864 un trinqueballeClaude Monet 1864 un trinqueballe

Claude Monet 1864 un trinqueballe

Page 166 - la pluie tombait serrée et fouaillée de longues gifles venues de l’ouest ?? comme on l’imagine bien… il s’agit d’une pluie cinglante, aveuglante. Le verbe fouailler signifie battre violemment, à coup de fouet également.

Le site http://www.cnrtl.fr/definition/fouaill%C3%A9 ne le propose pas en adjectif. Clavel l’utilise, je doute qu’il fasse erreur. Ce mot est peut-être encore employé au Canada ?

En tout cas, avec ce terme on ressent des frissons humides par tout le corps !

P 171 : casaquin ?? Le casaquin est une pièce du vêtement féminin de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe. Il s'agit d'une veste ajustée à longues basques.

Vêtement de dessus à l’usage des hommes. Sorte de blouse de femme, de forme variée, dont le bas se termine par des basques qui retombent par-dessus la jupe.

Dans le roman de Clavel, il s’agit du vêtement des hommes : « Les deux hommes enlevèrent leurs capes traversées par la pluie et les casaquins également trempés. »

Blog sur le costume alsacien : http://colmar-city.over-blog.com/tag/costumes%20alsaciens/5

Image de couverture de l’édition J’ai lu, 1992 : Illustration de Latchezar Ochavkov d’après un document TF1.

Bernard Clavel - la lumière du lac.

Bernard Clavel - la lumière du lac.

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