La bibliothèque des cœurs cabossés

Publié le par am lecture

La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald. (traduit du suédois par Carine Bruy.
Titre original Läsarna i Broken Wheel rekommenderar - 2013
Éditions Denoël – 2015
Illustrations de couverture : Constance Clavel
 
Lu en 3 jours ce pavé de 482 pages écrit d’une plume fluide avec des mots simples sur un sujet assez simple au final : le séjour d’une jeune femme suédoise dans une petite ville désertifiée de l’Iowa aux États-Unis.
Pas de grands mots compliqués pour cette histoire simple d’une fille simple qui ne vit, ne pense, ne survit que par et pour les livres et la littérature. Au fil de ma lecture, je me demande si je n’ai pas affaire à un catalogue de conseil littéraire déguisé en roman, si l’auteur n’a pas suivi ses rayonnages pour construire son histoire…
 
Histoire romanesque qui finit bien !
Les personnages se croisent, se rencontrent, se confient ou pas, plus ou moins. L’héroïne principale est devenue absente mais c’est elle qui lie tout ce petit monde autour de Sara, la touriste suédoise venue en villégiature. Sara va grandir dans cette cité américaine, au milieu des livres et des amis de son amie, sa correspondante littéraire.
 
Ce livre met un éclairage sur la vie dans les petites bourgades qui peinent à garder leur population quand la crise est venue, sur la volonté de vivre des habitants qui y vivent, qui y sont nés, qui l’aiment, qui s’aiment d’amour ou d’amitié, qui partagent leur temps et leur bien, leur connaissance au-delà des rivalités qui peuvent naître dans un microcosme urbain.
 
Un livre qui fait du bien ! un bon moment où l’on sourit et se prend à rêver… que l’on tient une librairie, nous aussi !
P189
« Les livres sont fantastiques et prennent sans doute toute leur valeur dans un chalet au fond de la forêt, mais quel plaisir y a-t-il à lire un livre merveilleux, si on ne peut pas le signaler à d’autres personnes, en parler et le citer à tout bout de champ ? »
 
P 250
« Mais comment devenait-on une personne qui avait des rêves et un but dans la vie ? Sara ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle n’était jamais montée dans le train de sa propre existence. Longtemps, elle n’avait fait que suivre les événements de loin. Tant que les autres n’étaient que des adolescents malheureux et plus ou moins ridicules, cela n’avait pas été un problème, mais soudain, ils s’étaient tous transformés en adultes tandis qu’elle, elle lisait toujours. »
 
 
P 155
« Sara avait toujours eu un faible pour les poches. L’une de ses histoires préférées était celle de la fondation de Penguin, quand Allen Lane avait soudain eu l’idée de fabriquer des livres au format poche un jour qu’il était en voyage et n’avait rien à lire. Tout ce que la boutique de presse offrait était des journaux, des romans à l’eau de rose et des policiers. Allen Lane avait rêvé de bonne littérature dans des éditions simples et bon marché. Elles ne devaient pas coûter plus qu’un paquet de cigarettes et on devait pouvoir les acheter dans les mêmes endroits. Sara avait toujours estimé que c’était un concept fantastique et elle trouvait ça un peu dommage que désormais, même en prenant en considération les taxes sur le tabac, les livres soient plus chers qu’un paquet de cigarettes."

….

« Les premiers Penguin étaient sorties durant l’été 1935. Y étaient proposés, entre autres, des œuvres d’Ernest Hemingway, d’André Maurois et d’Agatha Christie. Ils avaient un code couleur : orange pour les romans, bleu pour les biographies et vert pour les policiers. À l’époque, ils coûtaient six pence, le même prix qu’un paquet de cigarettes. »

J’y relève pourtant un mot qui ne me dit rien… Je ne citerai pas ici le contexte dans lequel il apparaît dans le livre, ça serait révéler une partie de l’histoire. Et de plus, ça ne permet pas d'en trouver la signification...

Il s’agit du mot « marguillière » qui désigne un membre du conseil de fabrique d'une paroisse. (vieilli ). Le conseil de fabrique gérait toute la logistique, les travaux et ce qui se rapportait l’organisation d’une paroisse et de l’église en dépendant.

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am phot'saône 22/02/2017 18:29

j'ai cherché ce qu'était la Fondation Penguin et j'ai trouvé plein d'infos sur les éditions de poches: http://www.bookoccaz.com/Histoire-du-livre-de-poche-ccpaaaaaa.asp