Un garçon d’Italie de Philippe Besson

Publié le par am lecture

Lu en 2014
Un garçon d’Italie de Philippe Besson.
Éditions Pocket – 2003
 
Illustration de couverture : Autoportrait (supposé) de Filippino Lippi. (Détail de La dispute avec Simon Mago). Florence, Santa Maria del Carmine @ The Bridgeman Art Library..
Détail de La dispute avec Simon Mago

Détail de La dispute avec Simon Mago

Luca a disparu. Anna sa compagne et le mystérieux Léo partent à sa recherche, à Florence.
« Un roman âpre et puissant » selon François Busnel – L’express.
Mais Luca est mort. Son cadavre a été retrouvé échoué sur la rive gauche de l’Arno. Il avait 29 ans.
Luca est mort, et il va nous conter ce qui lui est arrivé….
 
De retrouver ses livres dans ma PLL (piles des livres lus), relire les paragraphes marqués d’un signet, donne fortement envie de se replonger complètement dans ces romans, lus rapidement, appréciés fortement, puis rangés, empilés dans le rayon « à garder ». Je n’ai pas de piles à relire, les P.A.L. (piles à lire) étant suffisamment fournies et inépuisables, grandissant toujours plus vite que mon temps disponibles.
Un Besson se lit et relit assez rapidement. Un aller-retour suffisamment long en transport en commun le permet sans problème.
 
Page 14
« Elle a une bonne odeur, cette glaise. Elle me rappelle celle qu’on respirait dans l’atelier de mon grand-père, tandis qu’il faisait tourner ses pots autour de ses mains ou qu’il façonnait des figures, relevait des pommettes, agrandissait des yeux, creusait des narines, profilait des nez, aplatissait des fronts, étirait des lèvres, bombait des mentons. Oui, c’est la même odeur du travail artisanal bien fait.
« J’ignorais que c’était ainsi, être mort ».
 
Page 113
« Donc, j’ai l’éternité devant moi.
Mine de rien, ça fait beaucoup.
« C’est incalculable, par essence, l’infini. Les scientifiques vous l’expliquent fort bien. On comprend juste que c’est très long. Ça, ce sont les enfants qui le formulent ainsi. En tout cas, dans mon lit sous la terre, cet infini a l’allure d’une perspective effrayante. »
« Moi, je n’en avais pas demandé autant ».
« Ce qui compte, ce qui a toujours compté, pour moi, c’est l’instant, sa fugacité. Rien de plus déprimant que le temps qui passe, les années qui flétrissent, les vies qu’on planifie, et les souvenirs qui s’accumulent. Alors, se retrouver comme ça, avec tout le temps qu’on souhaite, et même sacrément plus, ça gâcherait presque, à rebours, le goût des plaisirs éphémères, celui des bonheurs fulgurants. »
 
 
Page 144 Léo.
Léo est au commissariat. Il n’a pas été convié à l’enterrement de Luca. Il n’était pas connu de la famille de Luca, ni d’Anna.
 
«La première fois que je vais m’entendre parler de lui à voix haute, sans sa présence. J’en ai rêvé souvent, de cette première fois. Je ne me doutais pas que celui qui recueillerait mes confessions serait un inspecteur de police. »
….
« Et quand on a porté un mystère si longtemps, est-ce qu’on devient léger, si on s’en déleste ? Ou, au contraire, regrette-t-on d’avoir parlé, d’avoir offert aux autres ce qui n’appartenait qu’à soi ? Se sent-on libéré ou dépouillé ? »
SES AUTRES LIVRES :
- En l’absence des hommes
- Son frère
- les jours fragiles (prix Femina)
- l’enfant d’octobre
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Publié dans Italie, Livres, Gare, Hommes

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Petite Jeanne 16/03/2017 15:04

Une bonne lecture...
En ce moment j'en suis à Juliette Benzoni... (Marianne)

am phot'saône 16/03/2017 19:09

super lecture pour réviser l'Histoire sous Napoléon !
moi, après les Angéliques, j'ai laissé tomber les grandes séries. Même pas fini mes Proust... et maintenant que je ne prends plus le bus, je ne risque pas de les reprendre avant... la retraite peut-être !
bises