du romantisme, ça repose ! Claude Jaunière - Lèvres closes -

Publié le par am lectrice

Acheter le livre d'occasion Lèvres closes sur livrenpoche.comhop, pour changer de mes livres historiques et régionaux qui m'obligent à prendre des notes et mettre des onglets partout,
un petit livre romantique sans prétention, trouvé sur une étagère en passant... ça ne mange pas de pain ! Il n'y a pas dû avoir de réédition car aucune autre image sur le web que la couverture de mon exemplaire, couverture cartonnée avec jaquette plastique.
 
On y trouve tous les repères des bons livres romantiques d'une certaine époque, et pour cause, ce livre ne date pas d'hier ! 1968 !
Nous pénétrons la vie bourgeoise et aristocratique qui fait le beau roman et l'agréable feuilleton, la belle jeune femme, le chef d'entreprise, l'honneur et la fierté, l'orgueil, la noblesse, le beau mobilier et la belle demeure où l'on reçoit... le beau monde ! Un milieu social, des traditions, des habitudes, une entreprise à sauvegarder. En prime un petit voyage en Grèce, en bateau s'il vous plaît !  De petites querelles en gros conflits, de fâcheries en drames, quelques petits secrets qu'il faudrait soit taire, soit révéler, nos héros finiront-ils par comprendre où est leur place et quels sont leurs devoirs ?
Du coup, je fais quelques recherches sur l'auteur, qui est donc une femme, Claude Jaunière, de son vrai nom (semble-t-il) Rachel Varinot, née en 1901 à Paris, et décédée à 88 ans après avoir été auteur, chroniqueuse de cinéma, journaliste. Les jeunes filles d'une époque révolue lui doivent 80 romans !
On se demande où l'on trouve toutes ses histoires et quelle imagination il faut pour parvenir à ne pas trop se répéter, et choisir chaque fois un nouveau titre !
et oui ! car j'ai retrouvé sa trace dans un article sur ce site : http://nouvellesuzette.canalblog.com/archives/2012/02/08/22869557.html
 
J'ai quelques phrases à réflexion dans ce livre.
Trop chou, la « robe de petit dîner »… moins en ce qui concerne le vison et l’antilope….
« Elle était vêtue pour sortir. Sa robe de petit dîner, de celles qui, dans leur simplicité, constituent la véritable élégance pour le restaurant, s’ornait d’un unique bijou. La veste de vison s’étalait sur un fauteuil, la pochette d’antilope, avec les gants, était posée sur un guéridon. »
 
Les états d’âmes féminins vus par une femme des années 1960, née en 1901….
« Le luxe, dans lequel elle avait vécu, formait les chaînes dont elle était prisonnière, dont elle aurait aimé se débarrasser. Elle n’en aurait pourtant ni la force ni le courage. Trop d’êtres chers dépendaient de ce qu’elle ferait : son père dont elle savait bien que, si elle lâchait, il perdrait ce qu’il avait reconquis d’énergie, sa mère, parvenue à la crise qui guette les femmes encore jeunes, encore séduisantes, dont l’abandon devient une insulte et qui veulent avidement utiliser les quelques années qui leur restent et sont, pour ce faire, prêtes à toutes les sottises. »
 
Et puis… quelques vérités que l’on oublie… mais qui pourtant pourraient bien nous aider… parfois…
Mais ça ressemble bigrement au code de bonne conduite des jeunes époux !
« On ne parle pas assez quand on vit l’un par l’autre, on ne proclame pas qu’on est heureux. On reste, pudiquement, lèvres closes sur l’expression de sa joie, de son plaisir d’être ensemble. On croit se comprendre sans formules. Erreur ! Qu’une ombre surgisse, on continue à se taire au lieu de s’expliquer tendrement et le malaise grandit, s’atténue ou reprend vigueur. Les reproches inexprimés deviennent griefs et, quand éclate le drame intime, c’est un flot de rancœurs, un torrent d’amertume qui s’échappe de ses lèvres si longtemps fermées sur les phrases de compréhension, d’entente qui auraient dû être prononcées. Puis les mots deviennent des flèches qui blessent, empoisonnent et même tuent. Le mal, alors, est irréparable. »
 
Une boîte biscuit avec une scène stylisée sur le couvercle d’une femme tenant une pomme pour deux antilopes dans un jardin raffiné, avec une rampe de paon.

L’image est merveilleusement début 20ème C, mais la date de la boîte n’est pas certaine. Il est gravé sur la base, « Loose-ruses Biscuit Company / boulangers de soleil Biscuits / Net poids 3 kg. Adresse : New York, N.Y. / Made in U.S.A. ».

Publié dans Livres, Femmes

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Petite Jeanne 23/06/2017 12:34

Super! tu as toujours de bonnes lectures...
Bon week end

am phot'saône 23/06/2017 21:12

merci, ça me change des livres historico-touristiques pour lesquels il me faut plus d'un mois... de concentration !
bon week end à toi aussi.