vivre libre et...

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Une fois n'est pas coutume...

 

mais comme ce blog est à l'état végétatif, la coutume pourrait se créer finalement...
donc,
je reproduis ici un article trouvé à cette adresse:
 
 
après une recherche "google" sur les termes qui sont un leitmotiv (chez beaucoup de blogueurs) "vivre libre" ou de préférence "libre livre"...
enfin, chacun qui pourrait atterir ici comprendra..... forcément..... je n'ai rien inventé (ah ah ah! ça se saurait !!)
 
 
Libre livre

Libre livre, vivre libre, ... Il existe des mots banals qui lorsqu’on essaie d’en scruter le sens deviennent surprenants. Il en est ainsi du mot « livre » par exemple. Les proximités étymologiques de livre et de libre se croisent. Le livre a souvent été rouleau et ne permettait pas d’accéder facilement au textes choisis.

Notons que le rouleau est constitué de la moelle du roseau papyrus qui n’était pas broyée mais émincée puis accolée par martelage, bande après bande. Sans doute faut-il voir dans le respect de l’intégrité de la moelle du papyrus une force mythique à l’œuvre servant de fondement aux colonnes qui supportent les temples égyptiens, tout comme la moelle sert de terreau primordial au scribe qui la féconde de l’inscription. La déesse-cobra, -comparable par analogie à la fois au rouleau et tendue comme le roseau-, pouvait sans doute véhiculer cette force au front du pharaon selon des aspects de fougue (souffle enflammé) ou de protection (déesse-vautour Nekhbet).

C’est depuis la Chine, que l’idée du broyage des végétaux nous parvient. Cette conception est sans doute fondée sur la notion de microcosme et de macrocosme : l’unité minimale renferme l’univers. Cette fois la plante est détruite de manière à n'en conserver que la substance utilisable: la fibre végétale. Elle se déposera dans les moules rectangulaires. Le papier est né.

Il aura donc fallu attendre l’utilisation du parchemin animal, puis surtout la fabrication du papier en particules végétales pour considérer que le temps de l’écriture et de la lecture sont segmentables et permettent ainsi de mieux voyager dans l’espace et le temps du récit.

Les libres feuillets sont organisés en livre, lequel devient à son tour ensemble d’unités (titres, paragraphes, chapitres…) Supports matériel et scriptural organisent une seconde culture, une seconde nature qui libère l'humain.

'Liber' est ainsi l’esclave enfin libre, à force de fougue et de protection. "L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant", nous transmet Pascal.

Cette brève plongée au cœur des origines du papier et du livre révèle ce qui constitue un savoir toujours profondément à l’œuvre en chacun de nous.
Je demande souvent aux patients d’écrire leur livre. La fonction du journal intime est primordiale pour se livrer, se délivrer et enfin se libérer. Les feuillets ponctuent le temps d’une thérapie qui s’écoule au rythme du scripteur qui devient lecteur, qui redevient scripteur... C’est l’articulation de telles architectures personnelle, historique et sociale qui façonne la mémoire et sûrement la guérison.


Nota au 7 novembre 2015: le lien n'existe plus, cela me confirme dans l'habitude que j'ai pris d'enregistrer les textes lus.
 

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Publié dans Blog, Livres

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